Événementiels

SENEGAL – George Sibouke Dieme : vers une confédération africaine via franchise expo Dakar 2025

Mr Georges Sibouke DIEME, Pdt de l’Association Sénégalaise de la Franchise, DG de Général Média & Communication (GMC) et organisateur du salon Franchise Expo Dakar

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  Le Sénégal, avec sa position stratégique en Afrique de l’Ouest, son dynamisme entrepreneurial et ses institutions stables, se positionne comme une destination prometteuse pour le développement de la franchise.

 

Le Sénégal, avec sa position stratégique en Afrique de l’Ouest, son dynamisme entrepreneurial et ses institutions stables, se positionne comme une destination prometteuse pour le développement de la franchise. Derrière cette montée en puissance se trouve un acteur incontournable : Georges Sibouke DIEME , juriste de formation, entrepreneur engagé et visionnaire du secteur franchisal.

À la tête de l’Association Sénégalaise de la Franchise , il œuvre activement à la structuration du secteur, tout en pilotant Général Média & Communication (GMC) , société spécialisée dans la communication événementielle et institutionnelle. C’est sous son impulsion que naît chaque année Franchise Expo Dakar , le rendez-vous incontournable des acteurs de la franchise au Sénégal et dans la sous-région.

Africa Franchise Forum Magazine a rencontré Georges Sibouke DIEME , pour explorer son parcours, comprendre les enjeux du développement de la franchise au Sénégal, et découvrir sa vision pour l’avenir de ce modèle économique en Afrique.

Quelle est votre vision pour développer la Franchise au Sénégal durant votre mandat ?

Notre vision est claire : transformer le Sénégal en une plaque tournante où les idées innovantes, les modèles éprouvés et les ambitions entrepreneuriales s’unissent pour créer des emplois, stimuler l’économie et inspirer tout un continent. Et faire du Pays de la Téranga, le point d’entrée des franchises pour le marché africain. Et pour cela :

  • Le renforcement des capacités sera notre mantra : Des formations cértifiantes, des master-class avec des franchisés internationaux, des ateliers pour former des experts et mettre en place de cabinets… Nous ne laisserons personne en rade. Car une franchise forte se bâtit sur des compétences solides. Ainsi, nous pourrons accompagner les franchiseurs et les franchisés à s’implanter durablement au Sénégal et en Afrique.
  • Développons nos propres pépites : Les franchises sénégalaises ont un potentiel inouï. Nous accompagnerons chaque porteur de projet, chaque cabinet, pour structurer des modèles réplicables, éthiques et rentables. Imaginez des marques sénégalaises essaimant de Dakar à la conquête du monde !
  • Quelles sont les 3 priorités absolues de la Fédération pour les 12 prochains mois ?
  • La formalisation n’est pas une formalité : Un récépissé, un logo, un site web… Ces outils ne sont pas des symboles vides. Ils sont les piliers de notre crédibilité. D’ici six mois, notre association aura un visage, une voix, et une plateforme digitale pour connecter, informer et valoriser chaque acteur de la franchise sénégalaise.
  • La sensibilisation, c’est l’affaire de tous : Je lance un appel solennel aux partenaires. La franchise n’est pas qu’un contrat – c’est une culture à ancrer dans notre ADN économique.
  • Comment comptez-vous renforcer la collaboration entre franchiseur, franchisés et institutions ?
  • Les partenariats sont notre force : Nous tisserons des alliances avec les fédérations internationales, les salons spécialisés et les institutions comme le Ministère du Commerce l’APIX, l’ADPME, le FONGIP et ASEPEX. Car la franchise ne prospère pas en silo : elle a besoin de ponts, de synergies, et de soutiens concrets.
  • L’ouverture est notre horizon : Nous irons au-devant des salons internationaux, nous créerons des ponts avec l’UEMOA, la CEDEAO et au-delà. Le Sénégal ne sera pas un acteur parmi d’autres : il sera un modèle, un hub où l’Afrique vient s’inspirer.
  • Sur l’écosystème de la franchise au Sénégal

Quels sont selon vous les principaux freins au développement de la franchise au Sénégal ?

Le principal frein est structurel : l’économie sénégalaise est majoritairement informelle, avec une faible proportion d’entreprises déposant régulièrement leurs états financiers. Or, la franchise repose sur une base saine, structurée et surtout transparente, notamment en matière de comptabilité et de gestion financière. Cela complique la construction de réseaux, car les redevances sont souvent indexées sur les chiffres d’affaires, et sans base fiable, la relation franchiseur/franchisé devient instable.

Ensuite, il manque un cadre juridique clair autour du contrat de franchise, ainsi qu’un accompagnement à la structuration des enseignes locales. Beaucoup de concepts réussissent en multisite, mais sans passer le cap de la formalisation nécessaire pour devenir franchiseur. Enfin, l’accès au financement reste un obstacle pour les franchisés potentiels, surtout les jeunes et les femmes. Les coûts élevés de l’énergie et les taxes à l’importation rendent les charges d’exploitation difficiles à maîtriser, notamment dans le secteur de la restauration

Comment expliquez-vous l’engouement croissant pour la franchise au Sénégal ces dernières années ?

Tout d’abord, l’Afrique est le relais de la croissance mondial où se joue actuellement l’avenir de la franchise.

Une croissance économique soutenue et constant depuis quelques années, une stabilité politique unique et un environnement des affaires attrayant, une position géographique stratégique avec des infrastructures aux normes internationales, une population jeune bien formé et ouverte aux nouvelles tendances et une vision des nouvelles autorités très favorables au développement de la franchises sur le long termes ; sont parmi les raisons de l’intérêt porte sur le Sénégal par les franchiseurs pour pénétrer le marché africain.

Et enfin au plan interne, la franchise permet de réduire les risques d’échec entrepreneurial grâce à un model éprouvé. Les jeunes entrepreneurs sont de plus en plus attirés par cette formule qui combine autonomie et accompagnement. De plus, la réussite de certaines enseignes locales et internationales installées au Sénégal crée un effet d’émulation.

Quels secteurs économiques locaux sont les plus prometteurs pour la franchise ?

La restauration rapide, les services à la personne, l’éducation, le fitness, les services de livraison, la digitalisation et la transformation sont parmi les plus porteurs. Ce sont des secteurs ou la demande est croissante, et ou le model de la franchise permet une expansion rapide avec une qualité de service maitrisée. Cependant, il faut une bonne maitrise du marché local pour rester rentables dans le long terme.

Qu’est-ce qui différencie Franchise Expo Dakar des autres Salon Africains ?

Franchise Expo Dakar 2025 promet d’être un salon historique dans l’histoire de la franchise. Tout d’abord, le haut patronage de Son Excellence Mr Bassirou Diomaye Diakare FAYE : président de la république donne une dimension inédite à ce salon. Ensuite il y aura au cours de ce salon, la création de la Confédération Panafricaine de Fédérations Nationales de la Franchise avec « LA DECLARATION DE DAKAR ». Et enfin, ce salon sera panafricain. Etant placé sous le sceau des 60 ans de relation de libre-échange entre le Sénégal et la Maroc (Fédération Marocaine) ; et avec la Fédération ivoirienne de Franchise (FIFranchise) comme invité.

Pouvez-vous révéler quelques innovations prévues pour la prochaine édition ?

En plus des activités classiques d’un salon professionnel de la franchise ; expositions, panels, cogérances, master class, Networking et rencontre (B2B et B2C) avec des experts et autorités, ce salon propose le dernier jour (4éme) :

  • Une visite guidée des sites d’affaires du Sénégal et une présentation des opportunités d’investissement et d’accompagnement par secteur et par territoire. Un méga concert par une grande Diva de la musique africaine pour donner plus de visibilité au Salon et à ses sponsors.

Quel impact concret l’Expo a-t-elle eu sur l’écosystème depuis sa création ?

Malgré que nous ayons pris deux (2) ans pour mettre sur pied un tel événement, l’attrait pour ce salon a été au-delà de nos attentes. Aujourd’hui, Nous avons le soutien des acteurs majeurs du développement de la franchise en Afrique et notre ouverture génère une synergie qui dépasse le cadre de ce salon. Actuellement, nous enchainons les rencontres de partenariats et les réservations de stands dont ils nous restent très peu avant même l’ouverture de la plate-forme d’inscription.

Nous pouvons en déduire que l’ensemble d’ l’écosystème attendait un « Game Changer » pour leurs permettre de pénétrer et de s’installer durablement sur le prometteur marché sénégalais, en plus de s’ouvrir au marché africain en perspective de la ZLECAF. En plus, ce salon apporte des innovations majeur et ouvre des perspectives de franchiser pour un développement à l’africaine. …

Comment adapter les modeles de franchise internationaux aux réalités sénégalaises ?

Adapter, c’est d’abord localiser : un modèle étranger ne peut pas réussir sans tenir compte de la réalité du pouvoir d’achat, de la logistique locale, de la disponibilité des matières premières, et des capacités de management local.

Mais surtout, il faut simplifier et modulariser les modèles. Au Sénégal, nous avons besoin de micro-franchises, avec un investissement accessible financièrement. Les concepts doivent être pensés pour un contexte où la transformation locale est encore émergente, et où le ratio de gestion est déterminant. L’enjeu est de rendre ces modèles viables avec un sourcing local, une fiscalité adaptée, et une formation contextualisée

Quelles solutions proposez-vous pour faciliter le financement de franchises locales ?

Au Sénégal, nous avons tout un écosystème de garanti et financement des entreprises. Nous avons aussi orientations des politiques publics très orienté à la promotion de l’entrepreneuriat, du secteur privée, de la promotion d’opportunité de création d’emplois durables et d’un développement économique endogène. Donc le financement de franchiseurs et franchisés locales ne sera pas difficile une fois les partenariats ficelés. Nous avons déjà la chance d’être en contact avec toutes ces institutions, le reste ne sera que procédure.

Comment voyez-vous l’impact de la ZLECAF sur le secteur de la franchise ?

La Zone de Libre Echange Continental africaine représente une chance unique d’expansion pour les franchises africaines et internationales. Elle facilite la mobilité des biens, services et concepts. Elle va créer aussi une concurrence entre les franchises, les pays et les Salons. Cela nous oblige à élever nos standards, à innover et à mettre sur pied un cadre règlementaire à l’échelle africaine. Nous avons bien pris conscience de ces enjeux. Ces pourquoi nous sommes à l’avant-garde pour que le développement de la franchise puisse être bénéfique pour tous.

Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui hésite entre franchise et création d’enseigne ?

La franchise est idéale pour un entrepreneur qui veut se lancer rapidement avec un cadre, un accompagnement et une marque bien établi (plus de 80% de taux de réussite sur 5 ans). Créer son enseigne demande plus de temps, de risques et d’expérimentations (une mortalité des PME de 65% dès la première année au Sénégal). Il faut donc bien connaitre son profil : je suis aussi pragmatique que créatif. Selon les opportunités, je suis prêt à suivre ou à le construire.

Comment bien choisir son franchiseur au Sénégal ? quels critères vérifier absolument ?

Voici les points clés à vérifier :

  • Le niveau de structuration : manuel opératoire, modèle économique, support d’accompagnement.
  • La transparence financière : états financiers fiables, rentabilité prouvée.
  • Le contrat : clarté des redevances, engagements réciproques, clauses de sortie.
  • La vision à long terme : développement pérenne ou vente rapide de licences ?
  • La chaîne de valeur : maîtrise du sourcing local et des coûts d’exploitation.

Enfin, la qualité de la relation humaine et l’accompagnement proposé sont déterminants.

Quels sont les erreurs à éviter quand on devient franchisé pour la première fois ?

  • Penser que la notoriété suffit à garantir la réussite.
  • Ne pas étudier le marché local (flux, emplacement, habitudes de consommation).
  • Ignorer les charges cachées (food cost, électricité, taxes douanières).
  • Signer un contrat sans accompagnement juridique.
  • Se désengager de l’exploitation quotidienne du point de vente.
  • Ne pas vérifier la conformité fiscale du franchiseur

Quelles innovations (digital, technologiques…) vont transformer la franchise sénégalaise d’ici 5 ans ?

  • L’IA générative : création rapide de manuels, fiches techniques, Dashboard.
  • Digitalisation des opérations : commande en ligne, CRM, gestion connectée.
  • Industrie locale de transformation : réduction du food cost.
  • Éco-conception : emballages responsables, logistique verte.
  • Formation gamifiée : e-learning contextualisé sur mobile.

Comment la fédération compte accompagner l’internationalisation des franchises sénégalaises ?

Nous allons lancer un programme de labellisation des franchises sénégalaises, qui intègrera des critères de qualité, de rentabilité et de duplicabilité. Ce label développé en partenariat avec l’Agence de Développement et d’Encadrement des PME (ADPME) et l’Agence Sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX) servira de tremplin pour les enseignes souhaitant s’exporter. Nous travaillerons avec les partenaires, les ambassades, les chambres de commerces et la ZLECAF pour favoriser leur rayonnement.

Un dernier message au lecteur d’Afrique Franchise Forum Magazine ?

Tout d’abord je tenais à féliciter monsieur ZOBO Bernard de Franchise Agrégatore pour cette précieuse initiative incontournable pour booster de la franchises dans le continent. Ce magazine panafricain de la franchise est en phase avec les réalités du terrain. Et j’invite tous les acteurs à accompagner Afrique Franchise Forum Magazine pour le développement de l’écosystème de la Franchise en Afrique. Et vous avez notre total soutien.

Au lecteur, j’invite à suivre et à nous suivre dans Afrique Franchise Forum Magazine.

Pouvez-vous nous citer 3 franchises sénégalaises à suivre en 2025 ?

  • N’ice Creame : enseigne de glaces artisanales très appréciée à Dakar.
  • DIAM’O : marque sénégalaise d’eau purifiée.
  • Les Délices : chaine de restaurant à fort potentiel.

Quelle mesure politique pourrait accélérer le développement de la franchise au Sénégal ?

  • Création du Label « Franchise Made in Sénégal » pour valoriser et structurer les enseignes locales.
  • Mise en place d’un cadre fiscal et juridique adapté à la franchise. – Appui à la structuration comptable et juridique des franchiseurs.
  • Financement des micro-franchises via des fonds dédiés à la jeunesse et aux femmes.
  • Développement des filières de production locale pour abaisser les coûts de revient.
  • Valorisation de l’investissement de la diaspora via des projets comme « Come-Back Franchise »

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