Franchise expo Dakar

Spécial FED 2026 – rym bedoui ayari-fondatrice & présidente, wefranchiz – la franchise en afrique : bâtir des ponts entre les marchés.

spéciale FED 2026 - rym bedoui ayari-fondatrice & présidente, wefranchiz - la franchise en afrique : bâtir des ponts entre les marchés.

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AFRICA FRANCHISE FORUM MAGAZINE — ÉDITION SPÉCIALE INTERVIEW EXCLUSIVE RYM BEDOUI AYARI Fondatrice & Présidente, WeFranchiz « Helping Franchise Brands Grow in Africa » Lead Generation • Recrutement de Franchisés

AFRICA FRANCHISE FORUM MAGAZINE — ÉDITION SPÉCIALE
INTERVIEW EXCLUSIVE

RYM BEDOUI AYARI

Fondatrice & Présidente, WeFranchiz

« Helping Franchise Brands Grow in Africa »
Lead Generation • Recrutement de Franchisés • Master-Franchise

LA FRANCHISE EN AFRIQUE : BÂTIR DES PONTS ENTRE LES MARCHÉS

Deux ans à peine après sa création, WeFranchiz s’est imposée comme l’un des acteurs de référence de l’accompagnement à la franchise en Afrique et au Moyen-Orient. Sa fondatrice, Rym Bedoui Ayari, forte de plus de vingt-cinq ans d’expérience dans le conseil aux enseignes internationales, a fait de la plateforme un outil de diagnostic, de mise en relation et, de plus en plus, de matching intelligent entre franchiseurs et candidats franchisés.

À l’occasion de la deuxième édition de Franchise Expo Dakar, événement placé sous le thème « Redéfinir la franchise en Afrique : endogène par essence, globale par ambition », Africa Franchise Forum Magazine l’a rencontrée pour dresser un état des lieux du marché sénégalais de la franchise. Un marché qu’elle situe à un tournant : celui du passage de la découverte à la structuration, porté par un baromètre WeFranchiz qui révèle une demande d’accompagnement quasi unanime chez les candidats à l’investissement.

Partenaire de l’Association Sénégalaise de la Franchise (ASF) et présente sur le pavillon sénégalais aux côtés de l’ASF et de l’ADEPME, Rym Bedoui Ayari revient dans cet entretien sur la vision panafricaine de WeFranchiz, les secteurs porteurs pour le Sénégal, l’apport de l’intelligence artificielle au matching entre enseignes et territoires, ainsi que sur les corridors de franchise qu’appelle de ses vœux la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Un fil directeur traverse ses propos : faire émerger, aux côtés des marques internationales, de véritables champions africains de la franchise, capables à leur tour de s’exporter sur le continent.

PARCOURS & VISION DE WEFRANCHIZ

Vous cumulez plus de 25 ans d’expérience dans le conseil et l’introduction de franchises internationales au Maghreb. Qu’est-ce qui vous a menée, il y a une quinzaine d’années, à vous spécialiser pleinement dans la franchise ?

Ce qui m’a attirée dans la franchise, c’est qu’elle se situe exactement à la rencontre de trois univers qui m’intéressent depuis toujours : l’entrepreneuriat, la structuration des entreprises et le développement des marchés.

Très tôt, j’ai compris que la franchise pouvait répondre à un enjeu particulièrement important dans nos économies : permettre à un entrepreneur de se lancer avec un modèle déjà testé, tout en donnant à une entreprise performante les moyens de se développer plus rapidement.

C’est précisément ce pont que nous avons voulu construire avec WeFranchiz.

WeFranchiz se présente comme une plateforme voulant « démocratiser » l’accès à la franchise en Afrique et au Moyen-Orient. Concrètement, quels outils et quels services proposez-vous aux franchiseurs comme aux candidats franchisés ?

Notre ambition est de rendre le marché plus lisible, plus accessible et surtout plus efficace.

Pour les franchiseurs, nous intervenons sur toute la chaîne : diagnostic de franchisabilité, modélisation du concept, business case, stratégie d’expansion, recherche de franchisés ou de master-franchisés, génération et qualification de leads.

Pour les candidats, nous travaillons dans le sens inverse : profil d’investissement, budget, secteur recherché, expérience, territoire, niveau d’implication souhaité… afin de leur proposer des concepts réellement compatibles avec leur profil.

Nous développons aujourd’hui cette logique encore davantage à travers la data, le scoring et le matching intelligent.

L’objectif n’est plus simplement de dire : « Voici des franchises disponibles ». Il est de pouvoir dire : « Voici les franchises qui ont réellement du sens pour vous. »

Vous avez récemment lancé un baromètre WeFranchiz dans plusieurs pays en Afrique. Où en est le déploiement de la plateforme sur le continent, et le Sénégal y occupe-t-il une place particulière ?

Notre vision est clairement panafricaine. Nous travaillons déjà sur plusieurs marchés du Maghreb, d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique de l’Est, avec une approche qui combine études de marché, développement de concepts, recrutement de franchisés et partenariats locaux.

Et oui, le Sénégal occupe une place particulière.

Notre Baromètre de la Franchise y a notamment montré quelque chose de très intéressant : la connaissance du modèle est déjà relativement élevée, avec plus de 76 % des répondants connaissant la franchise. Près de deux personnes interrogées sur trois expriment également une intention d’investir ou d’entreprendre à travers ce modèle. Un autre chiffre saillant, c’est que plus de 8 personnes sur 10 ont confiance dans les enseignes sénégalaises pour se développer en franchise !

Mais le chiffre qui m’intéresse le plus est ailleurs : près de 98 % expriment un besoin d’accompagnement.

Vous évoquez également l’apport de l’intelligence artificielle pour affiner la mise en relation entre candidats, enseignes et territoires. Comment cette approche s’applique-t-elle à un marché comme le Sénégal ?

L’intelligence artificielle n’a d’intérêt pour nous que si elle résout un problème concret.

Aujourd’hui, un candidat peut être intéressé par une franchise de restauration simplement parce qu’il aime la marque. Cela ne signifie pas que son budget, son profil, sa localisation ou ses compétences correspondent au modèle.

Nous voulons donc croiser beaucoup plus de données : capacité d’investissement, expérience professionnelle, ville, disponibilité opérationnelle, préférence sectorielle, ambition Single Unit ou Master Franchise, niveau de risque accepté, mais aussi caractéristiques économiques de l’enseigne.

Au Sénégal, cette approche est particulièrement pertinente parce qu’il existe des profils d’investisseurs extrêmement différents. Le bon concept pour Dakar n’est pas nécessairement celui de Thiès, Saint-Louis ou d’une autre zone.

La technologie nous permet donc de faire du matching de pertinence, et pas simplement de la mise en relation. C’est un facteur très important pour le développement des réseaux.

SA LECTURE DU MARCHÉ SÉNÉGALAIS

D’un point de vue d’experte régionale, comment évaluez-vous aujourd’hui la maturité du marché sénégalais de la franchise, comparée à d’autres marchés où vous intervenez ?

Je dirais que le Sénégal se trouve dans une phase extrêmement intéressante : le marché n’est plus dans la découverte, il entre progressivement dans la structuration.

On y trouve déjà des franchises internationales, des entrepreneurs ayant une réelle compréhension du modèle, des institutions mobilisées et surtout des entreprises sénégalaises qui commencent à regarder la franchise non seulement comme un moyen de se développer au Sénégal, mais comme un outil d’expansion régionale.

Par rapport à certains marchés plus matures du Maghreb, l’écosystème doit encore se structurer davantage autour du financement, de l’accompagnement et de la préparation des franchiseurs.

Mais cette phase représente justement une formidable opportunité.

Quels sont, selon vous, les principaux atouts du Sénégal pour attirer des enseignes internationales — et à l’inverse, les freins qui persistent ?

Le Sénégal bénéficie d’abord d’une forte culture entrepreneuriale, d’un secteur privé dynamique et d’un positionnement naturel comme porte d’entrée vers l’Afrique de l’Ouest francophone.

Dakar possède également une population urbaine relativement connectée aux tendances internationales et une diaspora qui peut constituer un formidable pont entre marchés africains, européens et nord-américains.

Les freins sont surtout opérationnels : accès au financement, disponibilité de certains emplacements, coût de l’investissement pour certaines franchises internationales et nécessité d’adapter les modèles économiques au pouvoir d’achat local.

C’est pourquoi il faut sortir de la logique du copier-coller. Une franchise internationale qui vient en Afrique doit parfois repenser son format pour réussir en Afrique.

Le thème de cette édition est « Redéfinir la franchise en Afrique : endogène par essence, globale par ambition ». Comment interprétez-vous cette formule ?

Cette phrase correspond totalement à notre vision.

Pendant longtemps, parler de franchise en Afrique signifiait essentiellement parler de l’arrivée de marques internationales sur le continent.

Aujourd’hui, cette lecture est dépassée.

Nous devons continuer à attirer de grandes enseignes internationales, mais nous devons simultanément faire émerger des marques africaines capables de franchir leurs frontières.

Je veux voir demain une enseigne sénégalaise se développer à Abidjan, Casablanca ou Tunis, une enseigne tunisienne s’installer à Dakar ou Nairobi et une marque ivoirienne devenir une franchise régionale.

Pour moi, c’est cela, la prochaine étape : passer de l’importation de franchises à la circulation des franchises à l’intérieur du continent.

Quels secteurs vous semblent aujourd’hui les plus porteurs pour la franchise au Sénégal ?

Nous observons également beaucoup de potentiel dans la beauté et le bien-être, l’éducation et la formation, les services B2B et B2C, l’immobilier, l’automobile, les services digitaux, la distribution spécialisée et certains concepts de proximité.

Il existe également un véritable espace pour des concepts nécessitant des investissements intermédiaires.

L’avenir de la franchise africaine ne se jouera pas uniquement sur des investissements de plusieurs centaines de milliers d’euros. Il faudra développer une gamme beaucoup plus large de modèles accessibles à différents profils d’entrepreneurs. La micro-franchise est un enjeu particulier, notamment au Sénégal.

SES ACTIVITÉS CONCRÈTES AU SÉNÉGAL

Pouvez-vous préciser la nature de vos activités actuelles au Sénégal ?

Nous travaillons dans les deux sens.

Nous accompagnons des enseignes étrangères qui souhaitent identifier des franchisés ou master-franchisés au Sénégal, mais nous nous intéressons tout autant à la structuration d’entreprises sénégalaises capables de devenir elles-mêmes franchiseurs.

Cette deuxième dimension est fondamentale pour nous.

En Tunisie et au Maghreb de façon générale, nous avons modélisé près de 70 concepts locaux. Notre objectif n’est pas d’être simplement une plateforme qui amène des marques étrangères en Afrique. Nous voulons participer à la création de champions africains de la franchise.

Avez-vous des exemples de dossiers ou de mises en relation menés au Sénégal que vous pouvez partager ?

Nous avons déjà développé plusieurs campagnes de recherche et de qualification d’investisseurs au Sénégal pour différentes catégories d’enseignes, notamment dans la restauration et les services.

Nous travaillons également sur la qualification des profils en fonction de leur capacité réelle d’investissement, afin d’éviter les mises en relation qui n’ont aucune chance d’aboutir.

Mais le travail que je trouve particulièrement intéressant actuellement concerne tout l’écosystème : comprendre les candidats, comprendre les besoins de financement, identifier les concepts locaux franchisables et connecter les acteurs publics, privés et financiers.

Nous sommes progressivement passés d’une logique de dossiers individuels à une logique de construction de marché.

WeFranchiz dispose d’un stand sur le pavillon sénégalais aux côtés de l’ASF et de l’ADEPME. Quels objectifs vous fixez-vous ?

Nous arriverons avec trois objectifs très concrets.

D’abord, rencontrer et qualifier des investisseurs sénégalais souhaitant rejoindre des réseaux de franchise.

Ensuite, identifier des concepts sénégalais à fort potentiel de franchisabilité et d’expansion régionale.

Enfin, renforcer les connexions entre les enseignes que nous accompagnons, les investisseurs, les institutions et les partenaires financiers.

Nous voulons que notre stand soit avant tout un point de rencontre entre l’offre et la demande de franchise en Afrique.

LE PARTENARIAT AVEC L’ASF

Comment est né votre partenariat avec l’Association Sénégalaise de la Franchise ?

Il est né assez naturellement d’une vision commune.

Avec l’ASF, nous partageons la conviction que la franchise doit devenir un véritable outil de développement des PME, de création d’entreprises et d’expansion régionale.

Notre collaboration repose notamment sur la promotion du modèle, le partage d’expertise, la mise en relation des écosystèmes et la création de passerelles entre franchiseurs, investisseurs et acteurs institutionnels.

Franchise Expo Dakar est évidemment un formidable accélérateur de cette collaboration.

En quoi la collaboration avec une association nationale comme l’ASF complète-t-elle l’approche panafricaine de WeFranchiz ?

Les associations nationales telles que l’ASF connaissent les entrepreneurs, les institutions, les particularités réglementaires, les acteurs économiques et la réalité du marché. WeFranchiz reste toujours ouverte à une collaboration avec l’écosystème local.

LE SOUVENIR DE LA PREMIÈRE ÉDITION

Vous étiez présente à la première édition de Franchise Expo Dakar. Quel bilan en tirez-vous ?

Très positif, notamment parce que cette première édition a permis de matérialiser l’existence d’un véritable écosystème.

Un salon de la franchise ne se résume pas au nombre de visiteurs. Ce qui compte, c’est la qualité des conversations qu’il déclenche.

À Dakar, nous avons rencontré des entrepreneurs, des investisseurs, des enseignes et des acteurs institutionnels avec une vraie volonté de construire.

Et surtout, les discussions ne se sont pas arrêtées à la fermeture du salon.

Qu’est-ce qui vous a le plus marquée ou surprise ?

La qualité de l’intérêt porté au modèle.

Nous avons rencontré des entrepreneurs qui ne venaient pas simplement « chercher une idée », mais qui posaient déjà des questions très concrètes sur l’investissement, la rentabilité, les royalties, l’accompagnement du franchiseur ou l’exclusivité territoriale.

Cela montre que le marché évolue.

Ce qui m’a également marquée, c’est l’ambition des entreprises sénégalaises. Plusieurs ne réfléchissent déjà plus uniquement à Dakar : elles pensent Afrique de l’Ouest.

Quels contacts ou opportunités sont depuis devenus concrets ?

La première édition nous a surtout permis de renforcer durablement notre ancrage dans l’écosystème sénégalais.

Les échanges initiés autour du salon ont nourri notre collaboration avec les acteurs de la franchise, notre travail de connaissance du marché, nos actions de sensibilisation, la qualification de candidats et aujourd’hui notre implication dans une dynamique beaucoup plus large autour de Franchise Expo Dakar.

C’est exactement ce que doit produire un salon B2B : des relations qui continuent à créer de la valeur plusieurs mois après l’événement.

PERSPECTIVES, ATTENTES ET ENGAGEMENTS POUR 2026

Cette deuxième édition se veut « plus ambitieuse, plus professionnelle, plus africaine et résolument B2B ». Qu’attendez-vous de ce changement de dimension ?

J’attends surtout que nous passions encore davantage de la conversation à la transaction.

La sensibilisation reste importante, mais maintenant il faut générer des dossiers concrets : des entreprises locales diagnostiquées et prêtes à devenir franchiseurs, des investisseurs qualifiés, des discussions de master-franchise, des partenaires financiers et des projets d’expansion régionale.

Le succès du salon ne se mesurera pas uniquement au nombre de visiteurs, mais au nombre de projets qui continueront à avancer après novembre.

Quel message souhaitez-vous porter lors des panels sur l’accès aux marchés, l’expansion régionale et la ZLECAF ?

Mon message sera très simple : la franchise peut être l’un des outils opérationnels de l’intégration économique africaine.

La ZLECAF crée progressivement le cadre. À nous de créer les entreprises capables de l’utiliser.

Une entreprise qui possède une marque, un concept éprouvé, un manuel opératoire, des standards, une formation et un modèle économique reproductible possède déjà les éléments lui permettant de traverser plus facilement les frontières.

Nous devons maintenant créer davantage de corridors de franchise africains entre Dakar, Abidjan, Casablanca, Tunis, Lagos, Nairobi, Johannesburg et les autres grands marchés du continent.

Un panel est consacré aux « Femmes & franchise en Afrique ». Quel regard portez-vous sur cette thématique ?

La vraie question est : quels obstacles devons-nous lever pour permettre à davantage de femmes de développer ou d’acquérir des franchises ?

L’accès au financement reste central, mais il y a également l’accès aux réseaux, aux opportunités d’investissement, aux partenaires et à l’information.

La franchise peut être particulièrement intéressante parce qu’elle réduit une partie du risque lié à la création d’entreprise : le concept existe déjà, les processus sont structurés et l’entrepreneure bénéficie normalement de l’accompagnement d’un réseau.

Mais encore faut-il lui donner accès à ces opportunités.

Si vous deviez formuler un souhait pour l’écosystème sénégalais à l’horizon des prochaines éditions ?

J’aimerais que, dans quelques années, nous ne comptions plus seulement le nombre de franchises internationales implantées au Sénégal, mais aussi le nombre de franchises sénégalaises exportées en Afrique.

Et j’aimerais voir se mettre en place une véritable chaîne de valeur de la franchise : identification des concepts, diagnostic, modélisation, financement, formation, recrutement des franchisés et accompagnement de l’expansion internationale.

Le Sénégal possède les entrepreneurs et l’ambition pour le faire.

Il faut maintenant industrialiser cette capacité.

Un mot de conclusion pour les franchiseurs qui hésiteraient encore à franchir le pas vers le Sénégal ou l’Afrique de l’Ouest ?

Je leur dirais d’abord une chose : ne regardez pas l’Afrique comme un seul marché.

Chaque pays possède ses consommateurs, ses habitudes, ses niveaux d’investissement et son écosystème entrepreneurial.

Il ne faut donc ni idéaliser le potentiel africain, ni le sous-estimer. Il faut venir avec une stratégie, des données, un partenaire local, un modèle économique adapté et une vraie volonté de construire sur le long terme.

Le Sénégal réunit aujourd’hui beaucoup des ingrédients nécessaires pour devenir un point d’entrée important vers l’Afrique de l’Ouest.

Et aux entrepreneurs africains, je dirais exactement l’inverse : ne regardez plus uniquement les franchises qui viennent vers l’Afrique. Commencez à construire celles que l’Afrique pourra exporter au reste du monde.

C’est probablement là que se trouve la prochaine grande histoire de la franchise africaine.

Africa Franchise Forum Magazine

Éditions Prescicom SARL, Abidjan · afranchiseforum-mag.com

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fondatrice wefranchizRYM BEDOUI

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