Interview Exclusive
Franchise Expo Dakar 2026
Par la rédaction — Africa Franchise Forum Magazine
Georges Sibouke Dième
Président, Association Sénégalaise de la Franchise (ASF)
Vice-Président, African Franchise Association (AFA)
📍 Franchise Expo Dakar 2026 — 17, 18 & 19 novembre 2026 — CICES, Dakar
Après une première édition qui a posé les fondations d’un rendez-vous dédié à la franchise au Sénégal et en Afrique subsaharienne, Franchise Expo Dakar revient du 17 au 19 novembre 2026 au CICES, sous l’égide du ministère de l’Industrie et du Commerce (MINCOM), avec une Co-organisation de l’ADEPME et du groupe Général Média & Communication (GMC).
Cette deuxième édition, plus orientée B2B, se donne pour thème « Redéfinir la franchise en Afrique : endogène par essence, globale par ambition » et ambitionne de connecter les enseignes aux marchés, les capitaux aux projets et les entrepreneurs aux opportunités. Georges Sibouke Dième, Président de l’Association Sénégalaise de la Franchise (ASF) et Vice-Président de l’African Franchise Association (AFA), porte cette ambition.
Bilan et ambition de la deuxième édition
Après une première édition, pourquoi était-il important de faire revenir Franchise Expo Dakar en 2026 ?
Faire revenir Franchise Expo Dakar en 2026, c’est transformer un pari réussi en institution. La première édition a posé les fondations. Elle a prouvé qu’il existait au Sénégal et en Afrique subsaharienne une véritable demande pour un rendez-vous professionnel dédié à la franchise. Mais un événement ne devient incontournable que lorsqu’il s’inscrit dans la durée et qu’il monte en puissance.
Nous ne pouvions pas nous arrêter à un succès inaugural. L’écosystème africain a besoin de régularité, de repères, d’un lieu où les acteurs se retrouvent chaque année pour mesurer les progrès accomplis et fixer les prochaines étapes.
De plus, avec le leadership de l’ASF, Dakar s’impose désormais comme la place forte de la franchise en Afrique Subsaharienne. Le Sénégal compte aujourd’hui près de 420 enseignes franchiseuses et plus de 1 500 enseignes franchisées, pour un chiffre d’affaires estimé entre 1 150 et 1 380 milliards de FCFA. Ces chiffres exigent aussi un cadre professionnel à leur hauteur.
Qu’avez-vous appris de la première édition ?
Nous avons appris trois choses essentielles. D’abord, que le besoin de structuration est immense : de nombreux entrepreneurs sénégalais et africains ont des concepts prometteurs mais ne savent pas comment les transformer en réseaux franchisables ni avec qui.
Ensuite, que l’appétit des franchiseurs et investisseurs pour la franchise est réel, mais qu’il reste freiné par un manque d’information et d’outils de sécurisation. Enfin, que la dimension africaine est un accélérateur : les échanges avec nos homologues ivoiriens, tunisiens, sud-africains et d’ailleurs ont montré que les défis sont partagés et que les solutions doivent être pensées à l’échelle du continent.
Cette deuxième édition est directement le produit de ces enseignements.
Qu’est-ce qui distingue cette deuxième édition ?
Trois évolutions majeures.
Premièrement, un virage résolument B2B : nous avons renforcé les rencontres qualifiées, les rendez-vous d’affaires pré-programmés et les espaces de networking dédiés. L’objectif n’est pas seulement de se rencontrer, mais de contractualiser.
Deuxièmement, l’introduction du Programme AEMAP (African Expansion & Market Access Program), un dispositif piloté par l’ASF et l’ADEPME, qui tout en facilitant l’implantation des enseignes internationales, accompagne concrètement les entrepreneurs locaux dans la structuration juridique, financière et opérationnelle de leur projet de franchise.
Troisièmement, une dimension internationale affirmée, avec les Caraïbes comme invités d’honneur, l’accueil de la première cérémonie des African Franchise & Commerce Associé Awards (AFCAA), la ZLECAF et la tenue de la table ronde sur le renforcement de l’African Franchise Association (AFA).
Cette édition n’est plus un salon sénégalais : c’est un événement africain qui se tient à Dakar.
Pourquoi avoir choisi comme thème : « Redéfinir la franchise en Afrique : endogène par essence, globale par ambition » ?
Parce que ce thème dit exactement ce que nous sommes et ce que nous voulons devenir. Nous voulons être compétitifs auprès et avec des enseignes internationales partout.
La franchise africaine ne peut pas être une simple réplique des modèles importés. Elle doit naître de nos réalités, de nos marchés, de nos cultures de consommation et de nos savoir-faire. C’est le sens du mot « endogène ». Mais cette identité locale ne doit pas nous enfermer.
Nous avons l’ambition de créer des marques africaines qui rayonnent au-delà des frontières, qui deviennent des références continentales et, demain, internationales. « Globale par ambition » signifie que nous refusons la fatalité d’une franchise africaine en structuration.
Une franchise « endogène par essence, globale par ambition ».
Comment le développement de l’écosystème de la franchise peut être un levier de structuration et d’ouverture de l’économie Africaine ?
Le développement de la franchise en Afrique agit comme un levier de structuration en transformant les activités informelles en entreprises organisées. En imposant des standards de gestion, de transfert de savoir-faire, de formation et de procédures.
Elle professionnalise les PME locales, crée des emplois formels et attire les financements bancaires. Ce mouvement pousse aussi à l’institutionnalisation du secteur, avec la création d’associations nationales et de cadres réglementaires.
Parallèlement, la franchise est un puissant levier d’ouverture et d’intégration régionale. Elle permet aux enseignes internationales de s’implanter via des partenaires locaux sans investissements lourds, tout en offrant aux marques africaines, la possibilité de s’exporter et de devenir des champions continentaux.
En stimulant les échanges intra-africains et en soutenant la ZLECAf, elle connecte les marchés locaux aux chaînes de valeur régionales et mondiales.
Comment faciliter l’implantation et le développement d’enseignes internationales en Afrique ?
Avec le lead de l’ASF, l’implantation des enseignes internationales passe d’une logique de négociation ponctuelle à un canal institutionnalisé. Nous avons noués des partenariats formels avec le ministère de l’Industrie et du Commerce, les Douanes et l’ADEPME, et mettons à disposition un code de déontologie, des outils d’évaluation et une base de candidats pré-qualifiés : le franchiseur n’a plus à partir de zéro pour identifier un master franchisé local, ce mécanisme jouant le rôle de filtre de confiance.
L’AFA que je vice-préside et l’avènement de la ZLECAF ouvre un boulevard à partir de Dakar vers toute l’Afrique.
Un franchiseur qui passe par ce canal n’obtient donc pas seulement un accès au marché sénégalais, mais un cadre structuré et extensible vers la Côte d’Ivoire, le Nigeria, l’Angola et les autres pays membres de l’AFA.
Car le défi central reste l’adaptation du concept aux réalités de prix, d’approvisionnement et de format, tout en s’appuyant sur le cadre OHADA et le COCC pour sécuriser les contrats.
Comment faire émerger davantage de marques africaines franchisables ?
Par la structuration, la formation et le financement. Structuration d’abord : beaucoup d’entrepreneurs africains ont un produit qui fonctionne, mais pas encore un modèle reproductible. Nous devons les aider à formaliser leurs process, à documenter leur savoir-faire, à construire un manuel de franchise, à protéger leur marque. Formation ensuite : le métier de franchiseur ne s’improvise pas.
Il faut maîtriser le recrutement et l’accompagnement des franchisés, la gestion d’un réseau, le contrôle qualité. L’ASF a déjà élaboré un Code de déontologie, un manuel de la franchise au Sénégal, une grille d’évaluation des master-franchisés et une base de données de candidats préqualifiés.
Enfin, financement : nous plaidons pour que les banques et les institutions financières développent des mécanismes de crédit adaptés à la franchise, avec des conditions d’apport personnel, de garanties et de taux plus souples.
Quel rôle Dakar peut-il jouer comme porte d’entrée vers l’Afrique ?
Dakar a tous les atouts pour être le hub de la franchise en Afrique. Le Sénégal bénéficie d’une stabilité politique et institutionnelle reconnue, d’un environnement des affaires attractif, d’une position géographique stratégique et d’une population jeune, urbaine et de plus en plus ouverte aux standards internationaux de consommation.
Le pays est classé parmi les dix premières destinations d’investissement en Afrique. Ajoutez à cela une diaspora dynamique, une classe moyenne en expansion et une croissance économique soutenue.
Dakar est déjà une porte d’entrée naturelle pour les réseaux qui veulent se développer dans la sous-région. Notre ambition est de faire de cette position un avantage structuré : un lieu où les enseignes internationales trouvent des partenaires fiables, où les marques africaines trouvent des marchés, et où les investisseurs trouvent des projets sécurisés.
L’ASF, le B2B et la structuration de l’écosystème.
Quel rôle l’ASF veut-elle jouer au-delà du salon ?
L’ASF n’est pas seulement une organisation patronale et un organisateur d’événements. Elle est une institution de structuration du secteur au Sénégal et en Afrique. Notre mission est de professionnaliser la franchise au Sénégal et en Afrique, de représenter les intérêts des franchiseurs et des franchisés, de plaider auprès des pouvoirs publics pour un cadre juridique et fiscal adapté, et d’offrir des services concrets à nos membres : formation, mise en relation, accompagnement juridique, accès à l’information.
Nous avons déjà noué des partenariats avec le Ministère de l’Industrie et du Commerce, la Douane, l’ADEPME, les organisations patronales, l’ASEPEX, la ZLECAF, l’AFA, etc.
Nous travaillons à la mise en place d’un pacte national et panafricain pour la franchise, afin que ce modèle soit reconnu comme un secteur économique à part entière dans les politiques de financement et d’accompagnement des entreprises.
Comment comptez-vous connecter les franchiseurs aux investisseurs et aux futurs franchisés ?
Par des mécanismes concrets. Le salon est le point de convergence, mais il doit déboucher sur des actes. Nous organisons des sessions de pitch, des rencontres B2B pré-programmées, des masterclasses sur le choix du bon profil de franchisé, des ateliers pratiques sur la structuration d’une franchise.
Nous travaillons avec les banques et les institutions financières pour qu’elles soient présentes et qu’elles présentent leurs offres de financement dédiées. Le Programme AEMAP joue un rôle clé dans cette chaîne de valeur : il prend un entrepreneur avec un concept, le diagnostic, le structure, l’aide à formaliser son projet, puis le met en relation avec les bons partenaires.
C’est un continuum, pas un coup unique.
Pourquoi avoir renforcé la dimension B2B du FED 2026 ?
Parce que c’est ce que l’écosystème attend. La première édition a attiré un public institutionnel, ce qui était nécessaire pour faire connaître la franchise.
Mais les professionnels nous ont dit : nous voulons rencontrer des partenaires et des clients, pas seulement des décideurs. Nous voulons des rendez-vous qualifiés, pas des visites de stands. Nous avons donc repensé la programmation pour maximiser les interactions à forte valeur ajoutée : keynote sur le financement de la franchise, panels sur les stratégies d’expansion, ateliers techniques, cocktails VIP de networking.
L’objectif est que chaque exposant, chaque investisseur, chaque entrepreneur reparte avec des contacts utiles et, idéalement, des accords en gestation.
Quel est le rôle des rencontres B2B, du networking et des masterclasses ?
Ce sont les moteurs de la valeur du salon. Les rencontres B2B permettent de créer des connexions ciblées entre franchiseurs en quête de partenaires et investisseurs ou entrepreneurs en quête d’opportunités. Le networking, formel ou informel, crée la confiance, qui est la base de toute relation d’affaires en franchise.
Les masterclasses, enfin, apportent le savoir-faire : comment choisir le bon profil de franchisé, comment structurer une franchise, comment réussir sa première franchise.
Ce sont des moments d’apprentissage opérationnel qui transforment un participant hésitant en acteur éclairé. Ces trois dimensions sont complémentaires et forment l’ADN de cette deuxième édition.
Comment le FED peut-il contribuer à la structuration des PME sénégalaises ?
La franchise est, par nature, un outil de structuration des PME. Elle impose des standards, des process, une gouvernance, un contrôle qualité.
Une PME qui devient franchisée ou qui se transforme en franchiseur acquiert un niveau d’organisation qui la rend plus résiliente, plus compétitive et plus attractive pour les financements. La Stratégie Nationale de Développement des PME/PMI 2025-2029 vise d’ailleurs à augmenter la contribution des PME au PIB et à réduire l’informel.
Le FED, avec le Programme AEMAP, s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Nous ne faisons pas qu’organiser un salon : nous participons à la transformation du tissu économique sénégalais.
Caraïbes, ZLECAF et rayonnement continental
Que représente pour vous la participation des Caraïbes ?
C’est un symbole fort et une opportunité stratégique. Le choix des îles de la Caraïbe comme pays à l’honneur de cette édition témoigne de notre volonté de dépasser les frontières économiques et géographiques habituelles du commerce.
La Banque mondiale et le Centre du commerce international ont d’ailleurs identifié la coopération Sud-Sud, notamment avec les Caraïbes, comme un levier pour ouvrir de nouveaux débouchés commerciaux. Les entrepreneurs caribéens et africains partagent des défis similaires : petits marchés, besoin de structuration, recherche d’échelle.
Les Caraïbes, centre financier international de premier plan, sont un pont économique naturel entre l’Afrique et les Amériques. Franchise Expo Dakar 2026 est une occasion unique de créer des passerelles commerciales concrètes entre ces deux espaces.
Qu’attendez-vous particulièrement de la rencontre entre entrepreneurs sénégalais et caribéens ?
J’attends des échanges de concepts, des partenariats, des joint-ventures. Les Caraïbes ont développé des modèles de franchise dans des secteurs comme le tourisme, la restauration, les finances, la beauté, les services, etc.
L’Afrique a ses propres forces : une population jeune, une classe moyenne en expansion, un marché intérieur en construction. En croisant nos expériences, nous pouvons identifier des concepts qui voyagent bien entre nos deux régions.
J’attends aussi que cette rencontre pose les bases d’une coopération institutionnelle, entre nos états, nos populations et nos secteurs privées, pour faciliter les échanges et les investissements croisés.
Comment voyez-vous l’articulation entre franchise, commerce organisé et ZLECAF ?
La ZLECAF est une opportunité historique pour la franchise africaine. Elle crée un marché continental de 1,5 milliard de consommateurs. Mais un accord de libre-échange ne suffit pas : il faut des opérateurs structurés pour en tirer parti. La franchise est précisément l’un de ces opérateurs.
Elle permet à une marque de se déployer dans plusieurs pays avec un modèle éprouvé, des standards homogènes et une gouvernance adaptée.
L’AFA, que j’ai l’honneur de vice-présider, travaille précisément à faciliter le commerce transfrontalier de franchises, à harmoniser les cadres réglementaires et à représenter les intérêts du secteur auprès des communautés économiques régionales et de l’Union africaine. Le rapport de la Banque mondiale « Integrating Africa » estime qu’une libéralisation plus poussée des services pourrait accroître le commerce des services intra-ZLECAF de 60 à 64 % d’ici 2035. La franchise est au cœur de cette dynamique.
Objectifs, messages et perspectives
Le TDR fixe un objectif de 100 à 150 exposants et de 2 000 à 5 000 visiteurs. Quelle dynamique souhaitez-vous créer derrière ces chiffres ?
Derrière ces chiffres, il y a une ambition qualitative. Nous ne voulons pas seulement battre des records de fréquentation. Nous voulons que chaque visiteur soit un acteur potentiel : un investisseur, un entrepreneur, un franchiseur, un décideur, un expert. 2 000 à 5 000 visiteurs qualifiés, c’est infiniment plus précieux que 20 000 curieux. De même, 100 à 150 exposants, c’est un plateau qui permet une vraie diversité sectorielle et géographique.
L’objectif est de créer une dynamique où les chiffres traduisent une réalité économique : des contrats signés, des partenariats noués, des projets lancés. Ce salon est un catalyseur, pas un spectacle.
Quel message adressez-vous aux franchiseurs africains ?
Vous n’êtes plus seuls. Longtemps, la franchise africaine a été perçue comme un ensemble d’initiatives dispersées. Aujourd’hui, avec l’ASF, l’AFA et les associations nationales qui se créent partout sur le continent, nous formons un réseau, une force collective.
Franchise Expo Dakar 2026 est votre plateforme. Venez avec vos concepts, vos ambitions, vos besoins. Ici, vous trouverez des investisseurs, des partenaires, des experts, des marchés. Vous trouverez aussi une solidarité africaine qui ne demande qu’à se transformer en réussites partagées.
La franchise africaine a un avenir radieux. Ensemble, nous allons l’écrire.
Quel message adressez-vous aux investisseurs ?
Le Sénégal est l’un des marchés les plus prometteurs d’Afrique de l’Ouest, et la franchise est l’un des secteurs les plus prometteurs de son économie. Le cadre est stable, les autorités sont engagées, et le salon vous offre un point d’entrée privilégié pour identifier des opportunités.
Que vous soyez intéressé par une master-franchise, un investissement dans un concept local à fort potentiel, ou un partenariat avec une enseigne internationale cherchant à s’implanter, Franchise Expo Dakar 2026 est l’endroit où vous trouverez des projets structurés, des entrepreneurs sérieux et un accompagnement professionnel.
C’est le moment idéal pour entrer. Ne restez pas spectateur : venez, rencontrez, investissez.
Et quel message adressez-vous aux entrepreneurs qui possèdent déjà une entreprise mais n’ont jamais envisagé la franchise ?
La franchise n’est pas réservée aux grandes marques ou aux concepts étrangers. Si vous avez une entreprise qui fonctionne, un savoir-faire, une méthode, une marque, vous avez peut-être déjà les prémices d’un modèle franchisable.
La franchise est un levier de croissance qui vous permet de vous développer sans tout financer seul, en partageant les risques avec des partenaires motivés, et en multipliant votre impact.
Rapprochez-vous de l’ASF, le Programme AEMAP est là pour vous accompagner dans cette transformation. Ne partez pas du principe que la franchise n’est pas pour vous. Venez au salon, posez des questions, rencontrez des entrepreneurs qui ont fait le pas. Vous découvrirez que la franchise est un outil accessible, puissant, et adapté à vos ambitions.
conclusion
Lorsque les portes du CICES se refermeront le 19 novembre 2026, qu’aimeriez-vous que Franchise Expo Dakar ait changé dans l’écosystème africain de la franchise ?
J’aimerais que nous ayons franchi une étape décisive. Que l’on ne parle plus de la franchise africaine comme d’un potentiel, mais comme d’une réalité. Que des dizaines de partenariats concrets aient été noués. Que des entrepreneurs sénégalais et africains aient signé leurs premiers contrats de master-franchise. Que les investisseurs internationaux aient identifié Dakar comme un point d’entrée stratégique pour l’Afrique. Que les relations économiques entre le Sénégal, l’Afrique et les Caraïbes soient renforcées. E
t surtout, que chaque participant reparte avec la conviction que la franchise est un outil de développement économique inclusif, un moyen de créer des emplois, de transférer des compétences et de structurer nos économies.
Si nous atteignons cela, alors Franchise Expo Dakar 2026 aura tenu sa promesse : « redéfinir la franchise en Afrique, endogène par essence, globale par ambition ».
Focus : La priorité absolue de l’accompagnement local
En faisant de l’accompagnement des concepts locaux une priorité absolue. Les enseignes internationales sont bienvenues, et nous les accueillons à bras ouverts, car elles apportent des standards, des méthodes et parfois des capitaux.
Mais si nous nous contentons d’importer, nous resterons des consommateurs de modèles, pas des créateurs. Le Programme AEMAP est précisément conçu pour inverser cette logique : il offre aux entrepreneurs sénégalais un diagnostic personnalisé, un appui à la formalisation, une mise en relation avec les dispositifs de financement.
L’objectif est de transformer des idées ou des concepts émergents en enseignes franchisables, solides et compétitives. Le rôle de l’ASF et de l’AFA est de créer les conditions pour que les marques africaines puissent, elles aussi, devenir des franchiseurs crédibles et ambitieux.
Une franchise endogène, c’est une franchise qui puise ses racines dans le terreau local. Cela signifie que le concept, le produit ou le service, le modèle économique et la stratégie de développement sont pensés à partir des besoins et des habitudes des consommateurs africains. C’est, par exemple, un réseau de restauration rapide qui propose des plats que les Sénégalais consomment réellement, à des prix adaptés à leur pouvoir d’achat, avec une chaîne d’approvisionnement locale.
C’est aussi une gouvernance qui valorise le savoir-faire local et qui forme les franchisés africains à devenir des chefs d’entreprise autonomes, pas de simples exécutants d’un modèle importé. Aujourd’hui, environ 200 réseaux endogènes sénégalais existent déjà. Ils sont la preuve que le modèle fonctionne. Il faut maintenant les accompagner pour qu’ils se structurent, se professionnalisent et se déploient.
Contacts Franchise Expo Dakar 2026
Association Sénégalaise de la Franchise (ASF) et Général Média & Communication (GMC)
📧 franchiseexpodakar@gmail.com | gmcsnofficiel@gmail.com
+221 77 441 24 23
Pour Africa Franchise Forum Magazine / Éditions Prescicom SARL, Abidjan